Bref, âpres deux semaines passées à terminer les dossiers et les cartons du déménagement, à préparer le voyage, nous arrivons à Hong Kong le 28 juin. Nous devions arriver à 17h pour prendre tranquillement les clefs de l’appart. Au final, British Airways et les conditions météo étant contre nous, nous arrivons a 1 :00am, et notre proprio a l’extrême gentillesse de nous attendre jusqu’a cette heure. A notre grande surprise, l’appart est magnifique, avec une vue de folie sur la baie de Hong Kong. Nous nous sentons comme a l’hôtel, mais en beaucoup, beaucoup mieux.
Les premiers jours sont assez difficiles, nous habitons a plus d’une heure du centre, Eleonore n’a pas encore son stage définitif ; nous ne savons pas ou loger a partir d’aout ; et pour finir nous avons très peu de contacts avec la France. Détail qui a son importance, c’est également la première fois que nous nous installons ensemble. Tout ca pour dire que nous avons quand même pris nos marques, mais pas tout de suite. C’est la qu’on se rend compte qu’il serait plus facile de venir en célibataire, prendre une colloc sur le tas, et créer des liens avec les autres expats en faisant la fête tous les soirs. Ca viendra pour nous, mais pour l’instant la distance du centre nous en empêche quelque peu.
Le jeu de la découverte est assez grisant : c’est comme arriver sur une nouvelle version de Zelda, avec sa carte, ces noms étranges, ces nouvelles règles de vie … D’ailleurs chaque excursion se fait un peu a l’arrache, on prend un bus en pensant qu’il emmène dans cette direction (les chauffeurs parlent peu anglais, ou ce que je suspecte, ne font aucun effort). Certains us et coutumes sont étranges : ne pas ouvrir de cadeau en public ; d’autre franchement dérangeantes (flatulence et autre sont monnaie courante, même chez les femmes). Mais on se sent bien, il n’y a aucun problème de sécurité, les transports sont très efficaces et bien organises.
La ville est un mélange improbable de décors de luxe exagères (centres commerciaux en marbre, fontaines resplendissantes) et d’immeubles franchement ignobles, avec des façades décrépies par l’humidité. Les fenêtres perpétuellement ornées de linge étendu pour sécher, et de capot arrière de climatiseurs. Il faut savoir que le loyer est tellement élevé a Hong Kong que la moitie des habitants vit dans des logements sociaux (même si le terme est à nuancer). Les vieux quartiers grouillent de petites échoppes, de restaurants réserves aux chinois, de cordonniers ou autres commerçants (qui font un super boulot, car nous avons use beaucoup de chaussures ici). Les marches locaux sont riches en expériences sensorielles : bruyants, comme tous les marches, mais aussi très odorants (trop ? l’odeur de l’œuf qui a transpire est assez écœurante…) et kinesthésiques : les gens aiment tâter la chair du poisson qui s’agite en rond dans son cube de polystyrène…
Les weekends sont magiques. Avant même d’avoir commence à voyager en dehors de Hong Kong (avec des destinations de rêve aux Philippine, en Thaïlande, an Malaisie, en Chine bien sur) on peut bien s’occuper sur place. On peut par exemple louer une jonque -- ce qui n’est pas un bateau traditionnel comme on pourrait le croire, mais un bateau de tourisme pour une trentaine de personne – afin de rejoindre les plages de sable blanc, de s’entrainer à faire du wake board – du surf des mers – et autres barbecues et randonnes …
Le dernier we a été particulièrement mouvemente, le samedi passe a Macao et le dimanche sur l’ile en partie sauvage de Lantau (la ou nous habitons). Macao est une ville intéressante, mais qui ne mérite pas qu’on s’y attarde plus d’une journée. Ce ne sont pas ses paysages, ses monuments qui attirent les chinois de passage, mais les casinos. Macao bat de très loin Las Vegas. Les casinos poussent littéralement comme des champignons, adoptant des formes plus ou moins originales. Amateur de Black Jack, j’ai voulu m’y essayer : mais a 200 HK$ la mise de départ (20 euro), ca calme …
Le dimanche, nous sommes montes près des sommets de Lantau (934 mètres au maximum), visiter le monastère de Ngong Ding. Apres un repas végétarien bouddhiste très copieux, à base de champignons et de légumes, nous avons visite les lieux, puis découvert des sentiers de randonnes. Enfin quand je dis découvert, tout le monde les connait mais nous sommes tombes dessus un peu par hasard. Ayant prévu de finir l’après midi a la plage, nous avons décidé finalement d’y aller a pied, en suivant un sentier de 10 km (deux heures et quart annoncées). Le début de la descente est guillerette. Mais a tiers du chemin, je tombe nez a abdomen avec une araignée de taille ma foi respectable (la taille de ma main, et elle est assez large, comme Rems peut en témoigner). Je demande a Eleonore si elle a peur des araignées. Le cri qu’elle pousse en voyant ma découverte est éloquent. Commence alors une descente laborieuse, puisqu’il faut constamment prendre garde aux toiles qui traversent le chemin. Je n’ai aucune envie de vérifier si ces bestioles sont venimeuses. Nous croisons trois randonneurs, qui échangent des sourires, mais semble totalement inaffectés par les araignées. Peut être une autre différence culturelle ? Toujours est-il que nous arrivons enfin, deux heures et demie après le départ … Nous tombons nez à truffes avec … deux labradors, en train de se baigner avec leur maitre. Un fort sympathique sud africain travaillant a l’aéroport. Cette ile est pleine de chiens, ce qui est quasiment impensable dans la jungle urbaine de l’ile principale. Il nous met en garde contre les serpents rouges et les pythons présents sur les sentiers de randos. Quel genre de pythons ? Des bêtes qui se nourrissent occasionnellement de chats … Heureusement que je ne l’ai pas sur avant. Bref, cette rando finit par une baignade bien méritée.
Voila un aperçu de ce que nous vivons à 10,000 km de la France. Nos marques sont prises, et nous allons surement plus nous amuser a partir d’aout, lorsque nous aurons notre nouvel appartement en centre ville. A nous les bars et les boites !
Je termine en vous suggérant d’aller faire un tour sur www.wistiti.fr. Vous pourrez consulter quelques photos de HK, en entrant comme login eboyer , mdp eric.
Et enfin, un grand merci a Rémy qui me permet de publier ce texte et de garder un contact avec la France sans avoir à créer mon blog.
A bientôt
Rico
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